ThĂ©oet Hugo dans le mĂȘme bateau. Un Long-mĂ©trage de Olivier Ducastel, Jacques Martineau. Produit par Ecce Films. Sortie en France : 27/04/2016. Synopsis. Dans un sex-club, les corps de ThĂ©o et de Hugo se
ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau commence par une sĂ©quence assez longue dans un sex club gay et les deux rĂ©alisateurs ne cachent rien, ni les fesses, ni les sexes en Ă©rection des hommes qui s’y croisent et se percutent. Une entrĂ©e en matiĂšre brute, frontale, sans aucune parole, mais qui n’a rien d’un film pornographique pour autant. Car dans ce bouillonnement sexuel, Olivier Decastel et Jacques Martineau filment en fait
 un coup de foudre. Ce n’est pas dans ce lieu que l’on attendrait une histoire d’amour, mais c’est prĂ©cisĂ©ment le sujet du dernier long-mĂ©trage des cinĂ©astes. AprĂšs le sexe, les deux tourtereaux marchent dans le Paris du petit matin, quand la capitale est encore totalement vide, ils discutent, apprennent Ă  se connaitre sur fond de peur du SIDA. ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau ne brille pas par ses dialogues rĂ©citĂ©s un petit peu trop formellement — l’hĂ©ritage de la Nouvelle-Vague est bien lĂ , trop peut-ĂȘtre —, mais ce couple compliquĂ© reste convaincant et sĂ©duisant. Une Ɠuvre Ă  part, Ă  dĂ©couvrir. Cette sĂ©quence d’ouverture risque de faire parler d’elle, il faut bien reconnaĂźtre que l’on voit rarement au cinĂ©ma une scĂšne de sexe aussi explicite, surtout de sexe homosexuel. Pourtant, on devrait surtout en parler, non pas pour ce qu’elle montre, mais pour la forme trĂšs belle. Dans le sous-sol de ce club parisien, il fait trĂšs sombre et les corps ne sont Ă©clairĂ©s que par des lampes rouges et bleus. Les hommes ressortent ainsi fortement sur des arriĂšre-plans trĂšs sombres et le rendu est presque hypnotique, portĂ© en outre par la bande-originale complĂštement dans l’esprit d’une boĂźte de nuit. Sans fard, ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau dĂ©crit les habitudes de ces endroits, oĂč l’on multiplie les partenaires et oĂč on baise avec le premier venu, parfois en duo, parfois Ă  quatre ou cinq en mĂȘme temps. Dans ce ballet sexuel, la camĂ©ra s’arrĂȘte plus particuliĂšrement sur un jeune homme qui regarde en permanence un couple en pleine action. D’autres hommes lui font des avances, il en rejette certains, laisse les autres agir, mais il reste focalisĂ© sur ce couple au milieu de la piĂšce, le regard bloquĂ©, incapable apparemment de bouger. Petit Ă  petit, il arrive Ă  se rapprocher et Ă  croiser le regard de celui qu’il convoite, et quelque chose se passe. Toujours sans aucun dialogue Ă  ce stade, Jacques Martineau et Olivier Ducastel parviennent trĂšs bien Ă  rendre cet amour naissant, ou en tout cas, Ă  montrer que leurs Ă©treintes ne sont pas que sexuelles. Certes, les corps se mĂȘlent avec fougue, mais il y a des baisers et des caresses qui ne sont pas communes ici. Et puis le couple est exclusif les deux rĂ©alisateurs les sĂ©parent du reste de l’assemblĂ©e par un jeu de mise en scĂšne, en les Ă©clairant diffĂ©remment, comme s’ils n’étaient plus vraiment dans un lieu d’orgie, comme s’ils Ă©taient les seuls au monde. AprĂšs cette sĂ©quence intense, les deux protagonistes sortent et il est alors moins de cinq heures du matin. Commence une toute autre phase du long-mĂ©trage, faite de dĂ©ambulations dans les rues parisiennes quasiment en temps rĂ©el, de VĂ©lib’ et de kebab, mais aussi de SIDA et d’urgences. En effet, Hugo et ThĂ©o sortent d’abord du club avec une grosse envie de recommencer, mais la discussion aboutit vite sur une situation de crise ils n’ont pas utilisĂ© de prĂ©servatifs, et l’un des deux est sĂ©ropositif. Il faut se rendre Ă  l’hĂŽpital le plus proche et craindre le pire, pas la meilleure maniĂšre de commencer une relation sĂ©rieuse. Naturellement, cette crise peut aussi les rapprocher et ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau joue constamment de cette situation, entre rapprochements et tensions. Les deux jeunes acteurs, François Nambot et Geoffrey CouĂ«t, ont Ă©tĂ© choisis pour leur proximitĂ© et elle est Ă©clatante Ă  l’écran on pourrait juger que l’on a affaire Ă  un vĂ©ritable couple, tant leur couple de cinĂ©ma est convaincant. Malheureusement, leurs dialogues le sont beaucoup moins. Le scĂ©nario n’est pas toujours trĂšs bien Ă©crit et de nombreux propos sonnent faux, notamment toute la partie autour du SIDA qui ressemble parfois Ă  un clip de prĂ©vention. Il y a aussi le jeu qui pose problĂšme, avec des phrases souvent rĂ©citĂ©es avec beaucoup trop de sĂ©rieux, sans conviction. Les deux acteurs donnent parfois le sentiment qu’ils venaient de dĂ©couvrir leurs dialogues, dĂ©clamĂ©s comme dans une salle de classe, mais on sait que ce n’est pas le cas. C’est un effet voulu, dans la tradition parfaitement assumĂ©e de la Nouvelle-Vague et d’ailleurs, le choix du prĂ©nom de ThĂ©o est un clin d’Ɠil Ă  AgnĂšs Varda et Ă  ClĂ©o de 5 Ă  71. On ne peut pas critiquer objectivement Olivier Ducastel et Jacques Martineau sur ce choix, tout sera affaire de goĂ»t quant Ă  la rĂ©ception, mais c’est tout de mĂȘme dommage d’avoir des dialogues qui sonnent faux, alors que l’on a commencĂ© avec une sĂ©quence muette parfaitement rĂ©aliste. Proposition de cinĂ©ma trĂšs diffĂ©rente de la moyenne, ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau est trĂšs intĂ©ressant Ă  cet Ă©gard, et le film mĂ©rite d’ĂȘtre vu. Entre scĂšne de sexe et Paris nocturne, la photographie est souvent magnifique et l’histoire d’amour racontĂ©e par les deux rĂ©alisateurs est aussi atypique qu’elle est crĂ©dible. Les dialogues manquent souvent de rĂ©alisme, tant dans le texte que dans l’interprĂ©tation, mais l’ensemble mĂ©rite malgrĂ© tout le dĂ©tour.
Filmannonce de ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau - sortie le 27 avril
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Dwyane Wade et sa femme Gabrielle Union ont pour habitude de partager certaines photos assez osĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux, pour le plus grand plaisir de leurs nombreux abonnĂ©s. Mais pendant leurs derniĂšres vacances, ils viennent peut-ĂȘtre de franchir la ligne rouge
 Dwyane Wade n’est plus en NBA depuis un certain temps, mais il continue de faire les gros titres rĂ©guliĂšrement, c’est aussi ça ĂȘtre une lĂ©gende. S’il ne fait pas parler pour ses exploits sur le terrain, c’est dĂ©sormais sa vie qui passionne les fans, lui qui est dĂ©sormais dirigeant au Jazz d’Utah et influenceur Ă  ses heures perdues. Il retrouve clairement une seconde jeunesse sur Instagram, aux cĂŽtĂ©s de sa femme Gabrielle Union. Le couple vedette partage ses vacances aux quatre coins du monde, des moments de vie en famille avec Zaire, Zaya, ou la petite derniĂšre Kaavia, et surtout quelques moments intimes, comme lors de leur rĂ©cent voyage en Espagne. À 40 et 49 ans, Flash et sa compagne s’aiment comme au premier jour, et ils ne devraient pas se quitter avant un bon moment. Dwyane Wade croque » sa femme en vidĂ©o ! Et alors qu’ils sont plongĂ©s dans un terrible scandale Ă©cologique, puisqu’ils ne respectent pas du tout les mesures mises en place par le gouverneur de Californie pour lutter contre la terrible sĂ©cheresse qui ravage l’état, les tourtereaux ont dĂ©cidĂ© de partager une vidĂ©o particuliĂšrement osĂ©e sur les rĂ©seaux. On y voit clairement Dwyane Wade croquer le postĂ©rieur de sa femme
 Dwyane Wade??? 😳😳😳 Camisa 23 NBA camisa_23 August 23, 2022 Pour une raison que tout le monde ignore, et mĂȘme lui sans doute, Dwyane Wade a dĂ©cidĂ© de mordre les fesses de Gabrielle Union alors qu’elle enregistrait une vidĂ©o pour ses rĂ©seaux. L’incomprĂ©hension est totale chez les internautes, mĂȘme s’ils n’ont pas vraiment Ă©tĂ© choquĂ©s par la sĂ©quence. Pour certains, c’est simplement reprĂ©sentatif des anciens joueurs NBA. Retired players are always wild— đ—Ÿđ—źđ—»đ—°đ—Č 𝗛𝘂𝗿𝘀𝘁 dhiiist August 24, 2022 Les joueurs retraitĂ©s sont fous Dwyane Wade et Gabrielle Union aiment partager avec leurs fans, mais ils commencent peut-ĂȘtre Ă  partager un peu trop
 Les internautes se seraient sans doute bien passĂ©s de cette sĂ©quence pour le moins intime entre les deux amoureux. OnapprĂ©cie aussi le fait que le temps de l’intrigue de ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau corresponde exactement Ă  la durĂ©e du film. ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau - Sortie le 27 Avril 2016 RĂ©alisĂ© par Olivier Ducastel et Jacques Martineau Avec Geoffrey CouĂ«t et François Nambot. Fil actus . 24 mai 2022. Les festivals qui vont rythmer notre mois de juin. ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau News Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques presse VOD Blu-Ray, DVD Spectateurs 3,2 397 notes dont 57 critiques noter de voirRĂ©diger ma critique Synopsis Interdit aux moins de 16 ans Dans un sex-club, les corps de ThĂ©o et de Hugo se rencontrent, se reconnaissent, se mĂȘlent en une Ă©treinte passionnĂ©e. PassĂ© l’emportement du dĂ©sir et l’exaltation de ce premier moment, les deux jeunes hommes, dĂ©grisĂ©s, dans les rues vides du Paris nocturne, se confrontent Ă  leur amour naissant. Regarder ce film Acheter ou louer sur CANAL VOD PremiereMax Location dĂšs 2,99 € HD Canal VOD Location dĂšs 2,99 € VIVA Location dĂšs 2,99 € HD UniversCinĂ© Location dĂšs 2,99 € Voir toutes les offres VODService proposĂ© par Voir toutes les offres DVD BLU-RAY Bande-annonce 113 DerniĂšres news Acteurs et actrices Casting complet et Ă©quipe technique Critiques Presse L'HumanitĂ© 20 Minutes Bande Ă  part Les Inrockuptibles LibĂ©ration Positif Studio CinĂ© Live Sud Ouest Transfuge TĂ©lĂ©rama Le Monde Les Fiches du CinĂ©ma Cahiers du CinĂ©ma Chaque magazine ou journal ayant son propre systĂšme de notation, toutes les notes attribuĂ©es sont remises au barĂȘme de AlloCinĂ©, de 1 Ă  5 Ă©toiles. Retrouvez plus d'infos sur notre page Revue de presse pour en savoir plus. 15 articles de presse Critiques Spectateurs La longue et brĂ»lante scĂšne d'ouverture, parce qu'elle mĂ©lange la radicalitĂ© de la reprĂ©sentation Ă  un romantisme Ă  contre-temps, reste ce que le film offre de plus intĂ©ressant. La suite, un parcours nocturne et chaotique jusqu'Ă  l'appartement de ThĂ©o, vaut principalement par la mise en scĂšne mi-rĂ©aliste, mi-onirique de Ducastel et Martineau, qui filment le Paris dĂ©sert des noctambules. En semant sur le parcours de ThĂ©o et Hugo ... Lire plus TrĂšs loin de leur premier film, Jeanne et le garçon formidable, du sympathique DrĂŽle de FĂ©lix ou du trĂšs beau, L'Arbre et la forĂȘt, dans lesquels de grands comĂ©diens participaient Ă  la rĂ©ussite de ces rĂ©alisations, les deux rĂ©alisateurs prennent un virage Ă  180°. Une trĂšs longue scĂšne d'ouverture orgiaque est telle une publicitĂ© pour le sex-club parisien. Par ailleurs trĂšs bien filmĂ©e. S'en suit une balade, presque rĂȘvĂ©e, dans ... Lire plus Beaucoup aimĂ© ce film, superbement filmĂ©, bonne musique, deux acteurs touchants. On n'a jamais aussi bien filmĂ© une back-room, ni exprimĂ© la fulgurance du choc amoureux. Le cĂŽtĂ© spot pour Sida Info Service peut prĂȘter Ă  sourire on est en 2016, plus en 1996 ! mais sans doute est-ce important pour les nouvelles gĂ©nĂ©rations de rappeler des Ă©vidences. Profitez de ce film tant qu'il est visible en salles !!! On Ă©tait pourtant restĂ© sur une trĂšs bonne note pour le duo Ducastel/Martineau. Ils m'avaient bouleversĂ© avec L'arbre et la forĂȘt 2010. On en est loin ici. ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau est leur premier ratage. Cela commence pourtant trĂšs bien. La premiĂšre scĂšne dans le sex-club est vraiment trĂšs rĂ©ussie. Malheureusement, celle-ci terminĂ©e, et dĂšs que les personnages ouvrent la bouche, tout s'Ă©croule. Le dĂ©bat fait dĂ©jĂ  ... Lire plus 57 Critiques Spectateurs Photos 17 Photos Secrets de tournage Duo de choc Olivier Ducastel et Jacques Martineau sont un duo de rĂ©alisateurs qui officie derriĂšre la camĂ©ra depuis la fin des annĂ©es 1990. ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau est le huitiĂšme film du duo, sept ans aprĂšs Juste la fin du monde. PremiĂšre scĂšne La scĂšne d'ouverture de ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau, qui montre la dĂ©couverte et la naissance du dĂ©sir chez les deux hommes, est filmĂ©e de maniĂšre trĂšs explicite. Les rĂ©alisateurs se sont ainsi affranchis des circuits de financement traditionnels, ce qui a impactĂ© l'Ă©criture du film "Cela ne nous a pas seulement offert une grande libertĂ©, mais nous a aussi incitĂ©s Ă  aller au bout de nos idĂ©es ça ne valait pas la peine de se mettre en mar Lire plus Couple gagnant Geoffrey CouĂ«t et François Nambot ont passĂ© leur casting ensemble et se sont immĂ©diatement imposĂ©s aux rĂ©alisateurs comme le duo idĂ©al pour incarner le couple amoureux de ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau. 7 Secrets de tournage Infos techniques NationalitĂ© France Distributeur Epicentre Films RĂ©compense prix AnnĂ©e de production 2015 Date de sortie DVD 22/11/2016 Date de sortie Blu-ray - Date de sortie VOD 22/11/2016 Type de film Long-mĂ©trage Secrets de tournage 7 anecdotes Box Office France 20 939 entrĂ©es Budget - Langues Français Format production - Couleur Couleur Format audio - Format de projection - N° de Visa 143273 Si vous aimez ce film, vous pourriez aimer ... Commentaires ThĂ©oet Hugo dans le mĂȘme bateau. By CĂ©cile Martin Culture Q. ThĂ©o et Hugo se rencontrent dans un sexclub parisien, une cave oĂč l’on partouze en chaussettes –basket. LĂ , des hommes se reluquent, se touchent, se sucent et se pĂ©nĂštrent. Mais eux, ThĂ©o et Hugo vont fabriquer de l’amour, ici Ă  4h57, un samedi soir dans un sexclub
Les rĂ©alisateurs Jacques Martineau e tOlivier Ducastel Ă  Paris, le 9 fĂ©vrier 2010 / AFP/Archives RĂ©compensĂ© par le Teddy Award du public Ă  la derniĂšre Berlinale, "ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau", en salles mercredi, met en scĂšne de façon inĂ©dite et sensible une romance homosexuelle confrontĂ©e Ă  la menace du film, huitiĂšme long mĂ©trage des cinĂ©astes français Olivier Ducastel et Jacques Martineau, donne l'illusion d'avoir Ă©tĂ© tournĂ© en temps rĂ©el, rappelant l'esprit et le souffle de la Nouvelle vague. Il dĂ©bute par une longue scĂšne de sexe non simulĂ© dans la "backroom" d'un sexclub de Paris, ce qui lui a valu une interdiction aux moins de 16 Commission de classification a toutefois estimĂ© que "ThĂ©o et Hugo dans un mĂȘme bateau" ne mĂ©ritait pas une interdiction totale aux mineurs, sans attendre le nouveau texte rĂ©glementaire promis par la nouvelle ministre de la fĂ©vrier, Audrey Azoulay a annoncĂ© son intention de modifier les critĂšres sur lesquels repose l'interdiction des films aux moins de 18 ans, afin de "conforter" les avis de la commission de classification et de limiter les recours en justice. Une dĂ©cision qui fait suite aux victoires judiciaires d'une association proche des milieux catholiques traditionalistes contre plusieurs films dont "La Vie d’AdĂšle" d'Abdellatif Kechiche ou "Love" de Gaspar ministre s'appuie sur les propositions contenues dans un rapport du Centre national du cinĂ©ma CNC qui prĂ©conise d'abandonner l'interdiction "automatique" d'un film aux mineurs lorsque celui-ci "comporte des scĂšnes de sexe non simulĂ©es ou de trĂšs grande violence". - L'Ă©motion indicible du coup de foudre - Couple Ă  la ville comme Ă  la scĂšne, Olivier Ducastel et Jacques Martineau, duo de cinĂ©astes rĂ©vĂ©lĂ© par "Jeanne et le garçon formidable" 1998 et "DrĂŽle de FĂ©lix" 2000, cĂ©lĂšbrent dans ce nouveau film la naissance d'un amour entre deux garçons, insistant pour la premiĂšre fois sur l'Ă©motion indicible du coup de foudre et du dĂ©sir sexuel qui peut faire oublier la prĂ©vention du sida. Abordant leur sujet de façon presque documentaire Ă  certains moments, les rĂ©alisateurs signent une rĂ©elle et Ă©mouvante histoire d'amour, oĂč les sentiments plus forts que tout rĂ©sistent Ă  l'adversitĂ©. AprĂšs une rencontre dans l'anonymat des corps et une Ă©treinte passionnĂ©e, ThĂ©o et Hugo, magistralement interprĂ©tĂ©s par Geoffrey CouĂ«t, vu dans le Saint-Laurent de Bertrand Bonello, et la rĂ©vĂ©lation François Nambot, se dĂ©grisent en pleine nuit dans les rues de Paris. A l'aune de leur amour naissant mais aussi de la menace qui pĂšsent sur eux, du fait de leur imprudence. "Nous savions dĂšs que nous avons lancĂ© l'Ă©criture, qu'il nous faudrait rester dans ce que nous appelons la catĂ©gorie des films pirates, totalement en dehors des circuits de financement habituels du cinĂ©ma français. Cela nous a offert une grande libertĂ©", explique Olivier Ducastel. "Cela ne valait pas la peine de se mettre en marge si c'Ă©tait pour produire Ă  la fin des images Ă©dulcorĂ©es. Nous voulions vĂ©rifier qu'il Ă©tait possible de filmer la sexualitĂ© en s'Ă©cartant Ă  la fois des interdits moraux et de la grammaire classique des films pornographiques", ajoute-t-il. Pour la premiĂšre fois, la prophylaxie prĂ©-exposition PrEP, nouvelle stratĂ©gie de prĂ©vention du VIH Ă  mettre en place 48 heures aprĂšs un rapport sexuel Ă  risque, est Ă©galement abordĂ©e au cinĂ©ma de façon explicite et pĂ©dagogique.
Avec"ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau", on ne sera donc pas dĂ©paysĂ©. Tout au contraire, on restera au centre de leur cinĂ©ma, avec sans doute une maniĂšre plus franche, plus directe d'aborder les questions qui les prĂ©occupent.
6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 2242 Date de sortie 27 avril 2016 RĂ©alisĂ© par Olivier Ducastel et Jacques Martineau Avec Geoffrey CouĂ«t, François Nambot, Mario Fanfani, Bastien Gabriel, Miguel Ferreira, Éric Dehak, Arthur Dumas, Patrick Joseph Genre ComĂ©die dramatique Production Française Synopsis ThĂ©o Geoffrey CouĂ«t et de Hugo François Nambot se rencontrent dans un club libertin. TrĂšs vite la complicitĂ© entre eux dĂ©passe le simple lien charnel. PassĂ© l’exaltation des premiĂšres Ă©treintes passionnĂ©es, dĂ©grisĂ©s, ils errent dans les rues vides du Paris nocturne, et se confrontent Ă  leur amour naissant. Puis la peur au ventre direction les urgences. Et si Hugo, sĂ©ropositif, avait contaminĂ© ThĂ©o qui a fait l’erreur, dans un moment d’abandon, de vivre l’instant sans protection ? Conversation entre les rĂ©alisateurs, Olivier Ducastel et Jacques Martineau La scĂšne d’ouverture Olivier Ducastel J’imagine qu’on va beaucoup nous parler de la scène d’ouverture du film. Pourtant, elle a été assez simple à tourner, tu ne trouves pas ? Jacques Martineau Je crois que c’est parce que nous racontions une vraie histoire, que nous étions tous concentrés sur cet objectif qui a rendu le filmage de la sexualité aussi naturel que ce que nous avions imaginé lorsque nous avons conçu le projet. Ce n’est pas qu’une scène de coït et la "performance" qui consiste à filmer des comédiens en érection, s’est complètement effacée même si, quand même, ça ne se fait pas comme une scène de repas ! devant les nécessités du récit il fallait qu’on croie à cette rencontre amoureuse, à cet élan éperdu du désir. La question des regards était pour nous tous la plus essentielle. Mais il faut admettre que cette scène n’a pas rendu la production du film très simple. La production du film Olivier Ducastel Oui et non. Nous savions, avec Emmanuel Chaumet, dès que nous avons lancé l’écriture, qu’il nous faudrait rester dans ce que nous appelons la catégorie des films pirates, totalement en dehors des circuits de financement habituels du cinéma français. Partant de là, on pense son film différemment dès l’amont. Cela ne nous a pas seulement offert une grande liberté, mais nous a aussi incités à aller au bout de nos idées ça ne valait pas la peine de se mettre en marge si c’était pour produire à la fin des images édulcorées. Le filmage de cette première scène était aussi une expérience nous voulions vérifier qu’il était possible de filmer la sexualité en s’écartant à la fois des interdits "moraux" et économiques et de la grammaire classique des films pornographiques qui utilise les gros plans en inserts, lesquels permettent d’employer des doublures. Les comédiens Jacques Martineau Du coup, les comédiens n’ont pas été pour rien dans cette affaire, tu ne crois pas ? Olivier Ducastel Oui, naturellement. Ils étaient tellement décidés, ils nous ont parus si évidents pour le rôle, que ça a levé bien des inquiétudes et nous a aidé à aller de l’avant. Geoffrey Couët et François Nambot ont eu la chance de passer leur scène d’essais ensemble et ils se sont immédiatement imposés à nos yeux. Nous les avons rencontrés, nous avons discuté du projet, de la question du filmage de la sexualité et nous les avons choisis. C’était un coup de cƓur. Jacques Martineau Jecrois qu’il faut préciser que nous avons fait un casting relativement ordi- naire, par la voie d’une annonce très explicite qui a d’emblée écarté beaucoup de candidats avant même les essais de jeu classiques sur une scène de comédie écrite pour l’occasion. Olivier Ducastel Oui, et ce n’est qu’après avoir proposé le rôle à François et Geoffrey, et à eux seuls, que nous avons fait des essais de filmage de la sexualité. Il s’agissait de vérifier tous ensemble que nous nous sentions suffisamment à l’aise. Nous avons fait cela avec le chef-opérateur, son assistante et notre assistant à la mise en scène. Comme un petit tournage. C’était aussi pour que les comédiens puissent décider de ne pas aller plus loin dans l’aventure. Une histoire d’amour avant tout Jacques Martineau Ça nous a rassurĂ©s sur notre capacitĂ© collective Ă  filmer la sexualitĂ© comme nous l’imaginions, mais je crois que ce qui nous a le plus emballĂ©, c’est qu’avec Geoffrey et François, Ă  l’image, on voyait surtout quelque chose de trĂšs amoureux. Parce qu’au fond nous voulions raconter une histoire d’amour avant tout. C’est bien ce que tu m’avais commandĂ©, n’est-ce pas ? Olivier Ducastel J’avais envie d’un rĂ©cit qui raconte le dĂ©but d’une histoire d’amour. Tous nos films parlent d’amour, mais je voulais revenir Ă  la source. Peut-ĂȘtre pour rejoindre et dĂ©nouer Jeanne et le garçon formidable qui racontait la naissance d’un amour qui ne pouvait aboutir. LĂ , j’avais envie d’une histoire qui aille au contraire vers une fin heureuse, mĂȘme si les personnages vivent des moments difficiles qui menacent cette histoire naissante. Jacques Martineau Parce que l’éclosion d’un amour, c’est aussi l’histoire d’une prise de risque l’amour est en soi une prise de risque. Il ne s’agit pas de dire que baiser sans se protĂ©ger est un signe d’amour, mais de raconter une fiction qui met en scĂšne ce moment oĂč on se dit qu’on tombe amoureux, qu’on accepte cet amour, mĂȘme si, on le sait, Ă  un moment ou un autre, le prix Ă  payer risque d’ĂȘtre assez Ă©levĂ©. Et c’est une prise de risque aussi parce que personne ne sait vraiment ce que ça veut dire "ĂȘtre amoureux". On sent un truc, on dĂ©cide que c’est de l’amour, mais on ne sait pas vraiment si c’est solide. Un film gay Olivier Ducastel Comme d’autre part nous voulions aussi rĂ©aliser un film gay, une histoire entre deux garçons, il nous a paru Ă©vident de placer la sexualitĂ© en premier. Parce que c’est quand mĂȘme souvent comme ça que ça commence chez les gays et aussi parce qu’en l’espĂšce la rencontre amoureuse sexuelle entraĂźne rapidement un conflit Ă  cause de la sĂ©ropositivitĂ© d’un des deux partenaires. C’est Jeanne un peu, mais Ă  une autre Ă©poque et en version happy ending. Enfin, si on n’écoute pas trop Hugo qui parle dĂ©jĂ  de la sĂ©paration future. Jacques Martineau Tu dis "un film gay". On va encore se faire taper sur les doigts ! Olivier Ducastel Ça ne nous a jamais fait peur. Jacques Martineau Non et c’est pas Ă  notre Ăąge qu’on va commencer Ă  dĂ©clarer que c’est "clivant" de penser ainsi. Personne ne nous croirait, de toute façon. Olivier Ducastel Mais je ne vois pas pourquoi les hĂ©tĂ©ros ne pourraient pas voir notre film. Jacques Martineau Ouais, l’amour c’est universel ! Olivier Ducastel Un peu passe-partout comme slogan, non ? Jacques Martineau Alors le sexe c’est universel ! Un film en temps rĂ©el Olivier Ducastel Hum ! Par les temps qui courent, je n’en suis pas si sĂ»r. Attendons de voir. On pourrait juste dire que c’est un film, un film en temps rĂ©el qui plus est. C’est intĂ©ressant le temps rĂ©el, non ? C’est toi qui a en eu l’idĂ©e, pourquoi ? Jacques Martineau Ça s’est un peu imposĂ© Ă  moi, ce dĂ©sir d’attraper un personnage et de ne pas le lĂącher. Je me suis dit que tant qu’à vouloir parler de la naissance d’un amour, autant ne pas trop user des artifices d’un rĂ©cit Ă  ellipses. Rester dans la tension de ce moment, chercher Ă  susciter chez le spectateur le simple dĂ©sir de savoir si, entre ces deux-lĂ , pour finir, une histoire d’amour va vraiment dĂ©buter. De ce point de vue, commencer par la grande scĂšne de sexe m’est vite apparu nĂ©cessaire aussi en termes narratifs. Il me semble qu’elle donne l’élan et l’impulsion du rĂ©cit. C’est elle qui permet ensuite qu’on accepte les lĂ©gers flottements du temps rĂ©el, les moments moins denses et il me semble du film, de renoncer complĂštement Ă  construire une autre tension dramatique que celle liĂ©e Ă  l’envie d’accompagner les deux personnages jusqu’au moment oĂč on peut espĂ©rer que leur histoire d’amour continue de la trivialitĂ© du sexe Ă  quelque chose de plus sentimental. L’amour, quoi ! Olivier Ducastel Dans tout ça, il y a aussi l’envie d’explorer un nouveau "genre" filmique. Les films en temps rĂ©el qui donnent l’illusion du temps rĂ©el, m’ont toujours plu. Je venais d’ailleurs de voir Locke de Steven Knight qui m’a vraiment confirmĂ© ce goĂ»t. Jacques Martineau Et ça explique aussi le titre qui est une rĂ©fĂ©rence Ă  Rivette, grand amateur de temps rĂ©el. Olivier Ducastel Et le nom du personnage ! ThĂ©o est un hommage Ă  la ClĂ©o d’AgnĂšs Varda. Mais ThĂ©o de 4 Ă  6, ça aurait Ă©tĂ© un peu trop rĂ©fĂ©rencĂ©. ThĂ©o c’est suffisamment transparent comme ça. Jacques Martineau Je crois aussi que nous n’aimons pas beaucoup refaire ce que nous avons dĂ©jĂ  fait. C’est amusant de se frotter Ă  de nouvelles difficultĂ©s Ă  chaque fois. Parce que, quand mĂȘme, c’est diffĂ©rent de prĂ©parer, tourner et monter un film en temps rĂ©el. Olivier Ducastel Oui, bien sĂ»r. En amont, nous avons beaucoup lu et relu le scĂ©nario, avec les comĂ©diens, avec les membres de l’équipe, dont le monteur, pour tenter d’ĂȘtre au plus juste, de retirer dĂ©jĂ  tout ce qui, dans un film "normal", tombe naturellement au montage. Cela impose des choix, pas toujours faciles Ă  faire car, aprĂšs, on doit s’y tenir. Pour les dĂ©cors, on suit les comĂ©diens dans leur trajet. LĂ  encore, mĂȘme s’il y a quelques contractions de l’espace rĂ©el, nous avons choisi en amont et n’avons pas pu, comme Ă  l’habitude, privilĂ©gier tel ou tel lieu qui aurait Ă©tĂ© plus simple en terme de logistique ou de lumiĂšre. Mais nous avons beaucoup arpentĂ© les dĂ©cors avant le tournage, pour ĂȘtre sĂ»rs de notre coup. Au montage, il y avait des interdits. Nous avons demandĂ© Ă  Pierre Deschamps, le monteur, de travailler pendant le tournage. Cela permettait de vĂ©rifier que notre parti-pris fonctionnait. Dans le pire des cas, nous aurions pu retourner un bout de scĂšne, nous n’avons pas eu Ă  le faire. Ensuite, comme la libertĂ© au montage Ă©tait relativement rĂ©duite, nous avons laissĂ© le monteur travailler seul encore plus que sur nos films prĂ©cĂ©dents. Il nous a surpris par le choix de certaines prises que nous avions a priori Ă©cartĂ©es au moment du tournage, mais qui finalement trouvait mieux leur place dans la continuitĂ© du film, soit en apportant de la fluiditĂ©, soit au contraire en bousculant un peu l’attendu. Et puis mĂȘme si le temps rĂ©el contraint beaucoup, il laisse pas mal de petites libertĂ©s dont Pierre a su se saisir il a un un bon sens du rythme que j’aime beaucoup. Jacques Martineau Cela dit, il y a quand mĂȘme des sĂ©quences dĂ©coupĂ©es sur lesquelles le travail de montage Ă©tait assez lourd, en particulier la premiĂšre. Mais il fallait toujours conserver le sentiment du temps rĂ©el. Ça se joue sur des raccords, certains plans pris dans leur durĂ©e, etc. Si on ajoute la petite Ă©conomie, c’est en dĂ©finitive un film qui s’est beaucoup construit autour de contraintes formelles et techniques, dont dĂ©coule en grande partie la mise en scĂšne. C’était plutĂŽt bĂ©nĂ©fique, en particulier pour filmer le Paris nocturne dont nous avions envie, non ? Filmer le Paris nocturne Olivier Ducastel Oui, bien sĂ»r. Par exemple, si nous avons osĂ© d’aussi longs plans sĂ©quences c’était Ă  la fois pour des questions de jeu, mais aussi pour des raisons Ă©conomiques dĂ©couper prend un temps fou et techniques dans la rue, la nuit, sauf Ă  bĂ©nĂ©ficier de moyens Ă©normes, on ne peut maĂźtriser la lumiĂšre, or les tempĂ©ratures de couleur changent Ă©normĂ©ment dans Paris. Dans certains plans, il y a des anomalies » lumineuses, on passe du jaune au blanc, les changements de couleur des feux produisent des effets Ă©tranges sur les comĂ©diens, etc. Tout cela, dans un film classiquement dĂ©coupĂ© poserait d’importants problĂšmes de raccords dans un plan sĂ©quence, le spectateur accepte ces variations parce qu’il les comprend. Notre chef-opĂ©rateur, Manuel Marnier, a formidablement gĂ©rĂ© toutes ces contraintes. Pour la lumiĂšre, avec des moyens trĂšs lĂ©gers, il a rĂ©ussi Ă  nous offrir une nuit parisienne rĂ©aliste, sombre comme nous le souhaitions, qui Ă©vite les horribles effets verts sur les visages des comĂ©diens. Et j’aime aussi beaucoup son sens du cadre, son habiletĂ© Ă  faire entrer avec justesse les accidents du rĂ©el. Jacques Martineau Quand on a si peu de moyens, on ne peut pas maĂźtriser la circulation, les passants, etc. Dans les plans sĂ©quences, les accidents habitent le plan trĂšs naturellement. On peut, au montage, choisir un plan non seulement pour le jeu, mais aussi pour les Ă©vĂ©nements extĂ©rieurs nous avons eu quelques passages de voitures, camions, ambulances ou motos que nous n’aurions pas mĂȘme eu l’idĂ©e d’organiser si nous avions eu un gros budget. DerriĂšre les comĂ©diens, nous avons tentĂ© de saisir aussi le Paris nocturne, vide, mystĂ©rieux, habitĂ© de quelques prĂ©sences diffuses, traversĂ© des feux des vĂ©hicules, illuminĂ© par le mobilier urbain ou les quelques enseignes qui restent Ă©clairĂ©es toute la nuit. Olivier Ducastel Le film est une dĂ©claration d’amour Ă  cet Est-parisien que nous habitons, que nous aimons beaucoup et que nous avions dĂ©jĂ  filmĂ©, il y a 18 ans, dans Jeanne. Il se trouve qu’aujourd’hui, parce que le trajet des personnages croise un moment celui des terroristes du 13 novembre, ces images prennent un poids nouveau. Par un hasard assez troublant, c’est au moment oĂč ThĂ©o passe devant les deux cafĂ©s oĂč ont dĂ©butĂ© les fusillades, que nous avons mis des images mentales de cauchemar. Mais le film Ă©tait montĂ© avant les attentats, ce n’est que pure coĂŻncidence. La musique Jacques Martineau Si nous parlons de Paris, je crois que c’est le moment d’évoquer aussi la musique. J’y pense parce qu’aprĂšs la scĂšne du sexe-club, elle contribue selon moi Ă  souligner non seulement la couleur psychologique de certaines scĂšnes, mais aussi Ă  ouvrir le spectateur Ă  une meilleure perception de l’espace. Parfois, vraiment, il me semble qu’elle aide Ă  mieux voir les dĂ©cors, Ă  en mesurer la profondeur mystĂ©rieuse. Et certains plans, comme la course le long du canal, ont Ă©tĂ© tournĂ©s pour lui laisser de la place. Elle Ă©tait essentielle pour nous, n’est-ce pas ? Olivier Ducastel Oui, Ă  commencer bien sĂ»r, par la scĂšne d’ouverture sans dialogue. Il fallait une musique de sexe-club, qui enchaĂźne les morceaux comme dans une playlist mais qui, pourtant, soit composĂ©e en partie Ă  l’image pour souligner certaines inflexions du rĂ©cit. Et nous voulions aussi quelque chose de trĂšs Ă©nergique, sauvage et lyrique. Cette scĂšne doit ĂȘtre une sorte d’expĂ©rience visuelle et sonore pour le spectateur, Ă  la mesure de l’expĂ©rience existentielle que vivent les personnages. Je crois que le spectateur peut en sortir un peu Ă©puisĂ©, avec presque autant de dĂ©sir de respirer l’air frais de la rue que les personnages qui se retrouvent seuls, ensemble, dans l’intimitĂ© Ă©trange de ce Paris dĂ©sert. Jacques Martineau Il y a quand mĂȘme un titre d’Asaf Avidan. Pour le plaisir et aussi pour crĂ©dibiliser la musique du dĂ©but comme musique de sexe-club. Olivier Ducastel Parce que tout le reste de la musique a Ă©tĂ© composĂ© par un collectif de jeunes gens dont fait partie le mixeur du film. Nous avons aimĂ© les compositions qu’ils nous ont fait entendre et nous nous sommes dit que ce serait bien de faire confiance Ă  des jeunes gens qui ont un goĂ»t musical de leur Ă©poque, un goĂ»t vraiment contemporain. Jacques Martineau Travailler avec des jeunes gens pour qui c’était une premiĂšre expĂ©rience de long-mĂ©trage, c’était un peu le mot d’ordre du film de toute façon. Pour nous obliger Ă  ne pas ĂȘtre dans la routine, et aussi pour prolonger le travail de transmission et d’enseignement que nous effectuons, toi Ă  la FĂ©mis, moi Ă  l’UniversitĂ© de Nanterre. C’était une belle expĂ©rience. L’évolution de notre collaboration Olivier Ducastel Et notre collaboration ? On nous pose toujours une question sur l’évolution de notre collaboration. Jacques Martineau Bon, quoi, nous ne vivons plus ensemble, c’est pas un secret et je n’ai pas tellement l’impression que ça a beaucoup changĂ© notre maniĂšre de travailler. Tu as toujours Ă©tĂ© relativement interventionniste sur l’écriture, mais en me laissant totalement libre de mon travail. Idem pour la mise en scĂšne de mon cĂŽtĂ©. Avec les comĂ©diens, au montage, au mixage, je crois que nous avons partagĂ© comme Ă  notre habitude. Avec nos compĂ©tences particuliĂšres. Tu vois quelque chose de diffĂ©rent ? Olivier Ducastel Juste un dĂ©tail plus de libertĂ© en ce qui me concerne pour parler de la sexualitĂ© avec toi. Jacques Martineau C’est super intime, ça. Tu crois qu’on peut vraiment l’imprimer ? Olivier Ducastel Bah ! AprĂšs ce qu’on a filmé  Ils rigolent. Mon opinion TrĂšs loin de leur premier film, Jeanne et le garçon formidable, du sympathique DrĂŽle de FĂ©lix ou du trĂšs beau, L'Arbre et la forĂȘt, dans lesquels de grands comĂ©diens participaient Ă  la rĂ©ussite de ces rĂ©alisations, les deux rĂ©alisateurs prennent un virage Ă  180°. Une trĂšs longue scĂšne d'ouverture orgiaque est telle une publicitĂ© pour le sex-club parisien. Par ailleurs trĂšs bien filmĂ©e. S'en suit une balade, presque rĂȘvĂ©e, dans un Paris nocturne en vĂ©lib, Ă  pied, en courant aussi. Quand viendra le questionnement sur la prise de risque d'une relation sans protection, le film prend des airs didactique et s'enfonce dans les clichĂ©s. Le passage aux urgences, d'un hĂŽpital parisien. L'immigration, avec un vendeur de kebab. Les retraites, aussi, avec une charmante vielle dame obligĂ©e de faire des mĂ©nages, pour amĂ©liorer l'ordinaire, sans se plaindre par ailleurs. Jacques Martineau a dĂ©clarĂ© "Je crois aussi que nous n’aimons pas beaucoup refaire ce que nous avons dĂ©jĂ  fait. C’est amusant de se frotter Ă  de nouvelles difficultĂ©s Ă  chaque fois. Parce que, quand mĂȘme, c’est diffĂ©rent de prĂ©parer, tourner et monter un film en temps rĂ©el." Certes, mais pour ce film c'est passablement ratĂ©. Dommage. Published by CinĂ© Alain - dans Des films en 2016
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ThĂ©oet Hugo dans le mĂȘme bateau. VidĂ©o numĂ©rique. Martineau, Jacques (RĂ©alisateur) | Ducastel, Olivier (RĂ©alisateur) Dans un sex-club, les corps de ThĂ©o et de Hugo se rencontrent, se reconnaissent, se mĂȘlent en une Ă©treinte passionnĂ©e. PassĂ© l’emportement du dĂ©sir et l’exaltation de ce premier moment, les deux jeunes hommes Synopsis Dans un sex-club, les corps de ThĂ©o et de Hugo se rencontrent, se reconnaissent, se mĂȘlent en une Ă©treinte passionnĂ©e. PassĂ© l’emportement du dĂ©sir et l’exaltation de ce premier moment, les deux jeunes hommes dĂ©grisĂ©s, dans les rues vides du Paris nocturne, se confrontent Ă  leur amour naissant.
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ThĂ©oet Hugo dans le mĂȘme bateau. Partager. Informations pratiques . Du mercredi 27 avril 2016 au mardi 3 mai 2016 . PrĂ©sentation. Assistez Ă  nos sĂ©ances exclusives de THEO & HUGO DANS LE MEME BATEAU au mk2 Beaubourg - Mercredi 27 avril Ă  11h05 et 13h10 en prĂ©sence des rĂ©alisateurs Olivier DUCASTEL et Jacques MARTINEAU pour une prĂ©sentation en avant sĂ©ance.
Sign In Karelle & Kuntur Soundtrack 2016 Full of Fools 1 421 Souvenirs de primaire Backroom Edit 2 907 Impact 3 305 SĂ©bastopol 4 216 ChĂąteau d'eau 5 158 Bichat 6 318 Juliette Dodu 7 145 Jemmapes 8 207 JaurĂšs 9 223 Canal Saint-Martin 10 150 Stalingrad 11 123 We Care 12 455 April 27, 2016 12 Songs, 38 Minutes ℗ 2016 Ecce Films More by Karelle & Kuntur
Avecleur dernier film, ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau, Jacques Martineau et Olivier Ducastel reviennent en force.ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau marque le retour Ă  l’écran d’un acteur qui avait Ă  peu prĂšs disparu : le SIDA.Ce n’est pas que la thĂ©matique Ă©tait devenue indĂ©tectable ces derniĂšres annĂ©es mais l’épidĂ©mie Ă©tait devenue historique, anecdotique, elle
Du cul en premier, du cul et plein de cul ; pour un temps, on se croirait revenu au Rectum d’IrrĂ©versible
 LumiĂšres bleues et soleils rouges, backrooms et beats hardcore musique ad hoc de Karelle et Kuntur, hommes partout qui rĂŽdent, qui s’empoignent et qui s’imbriquent. Il y a ThĂ©o et Hugo qui baisent parmi eux, et un peu plus en fait. En train de tomber amoureux, mais sans le savoir encore car oui, un coup de foudre est possible mĂȘme au fond d’une cave Ă  partouze. ThĂ©o est lĂ , adossĂ© contre un mur en pierres voĂ»tĂ©, il contemple Hugo et il semble Ă©bahi. FragmentĂ©s d’abord, les voilĂ  ensemble l’un contre l’autre, puis l’un dans l’autre au milieu des rĂąles, des Ă©treintes et des saillies, avec seulement leurs baskets aux pieds
 La scĂšne, longue, sensuelle et magnifique, sublime la valse brutale des corps et des dĂ©sirs, et plus tard celle, intime, des regards qui se croisent, de ceux qui se sont trouvĂ©s
 Et puis crispation soudain, crispation dĂšs les premiers mots Ă©changĂ©s, dĂšs que ThĂ©o et Hugo se retrouvent dehors et revĂȘtus, la nuit dans Paris solitaire, Paris j’ai pas sommeil, Paris tout chaud, et puis se parlent. Tristesse alors, ĂŽ tristesse que d’ouvrir le film par une incroyable sĂ©quence de vingt minutes, affolante et coite et moite, pour venir ensuite compromettre le film par des dialogues empreints, le plus souvent, d’une banalitĂ© dĂ©sarmante et que les deux comĂ©diens, Geoffrey CouĂ«t et François Nambot, ont bien du mal Ă  soutenir malgrĂ© leur absolu dĂ©vouement. Beaucoup ont louĂ© le cĂŽtĂ© volontairement naĂŻf de la chose on cite volontiers Jacques Demy pour justifier ça, quel malheur
, sauf que cette supposĂ©e naĂŻvetĂ©, lourde dans les Ă©changes et pour l’ensemble du film, rĂ©siste mal Ă  la magie insouciante et enchanteresse du rĂ©alisateur nantais en tout cas jusqu’à Une chambre en ville. Ici tout paraĂźt plus affectĂ©, plus signifiant. Et plus didactique aussi dans cette rĂ©alitĂ© du Sida lĂ  et toujours lĂ , et mĂȘme si on n’en parle moins, et mĂȘme si on n’en parle plus entravant la relation de ThĂ©o et Hugo, ramenĂ©e pourtant Ă  une quinzaine de minutes aux allures de campagne de prĂ©vention sur le traitement d’urgence en cas de rapport Ă  risques, ou un court-mĂ©trage dĂ©modĂ©, ressorti des vieux cartons de 3 000 scĂ©narios contre un virus ou L’amour est Ă  rĂ©inventer. Ou mĂȘme une espĂšce de mode d’emploi exhaustif on a le droit aux effets secondaires et Ă  chaque pilule avalĂ©e, du dĂ©lire
 rajoutĂ© lĂ  pour faire acte de charitĂ©, d’on ne sait quelle bonne volontĂ©. D’ailleurs on n’en parlera plus vraiment aprĂšs, affaire quasi rĂ©glĂ©e, une pĂ©ripĂ©tie en moins dans le parcours amoureux des deux amants qui se promettent de vivre ensemble pour les vingt prochaines annĂ©es
 Et le film de vouloir traiter certains sujets d’actualitĂ© dits "socio-sensibles" de cette mĂȘme façon, bĂ©ate et gauche les femmes qui travaillent la nuit, ThĂ©o qui rumine son possible engagement humanitaire, un Syrien qui parle de son pays d’avant la scĂšne est d’un amateurisme presque gĂȘnant, une parisienne des gens et de sa retraite
 Olivier Ducastel et Jacques Martineau veulent dire des choses de notre sociĂ©tĂ© et de notre quotidien, mais trop vite, grossiĂšrement, maladroitement, et confronter ces choses Ă  la nouveautĂ©, Ă  la fĂ©brilitĂ© de la rencontre. Il fallait, au contraire, faire fi des jolis discours et inscrire les deux amants dans un autre espace-temps, celui du sentiment amoureux qui vous laisse dans votre bulle, sur votre petit nuage, loin du monde et des autres Paris n’est pas dĂ©sert pour rien, et qui Ă©chapperait Ă  la platitude de belles paroles, exacerbant davantage le romantisme de n’importe quelle situation, l’affranchissant de tout sermon. Du romantisme crachĂ© jurĂ© comme une balade en VĂ©lib’, comme un sprint le long du canal Saint-Martin, comme des yeux dans les yeux qui s’éternisent dans un premier mĂ©tro, et cette fin Ă  la OrphĂ©e oĂč tout peut recommencer
 LĂ  tout Ă  coup, Ducastel et Martineau visent droit au cƓur, balardent le superflu, Ă©voquent simplement ces petits riens qui font le tout d’un amour naissant qui vous tombe dessus. Olivier Ducastel et Jacques Martineau sur SEUIL CRITIQUES Haut perchĂ©s.

Sortieen salle le 27/04/2016 interdit -16 ans Un film de Jacques Martineau, Olivier Ducastel avec Geoffrey Couet, François Nambot Dans un sex-club, les corps de ThĂ©o et de Hugo se rencontrent, se reconnaissent, se mĂȘlent en une Ă©treinte passionnĂ©e. PassĂ© l'emportement du dĂ©sir et l'exaltation de ce premier moment, les deux jeunes hommes dĂ©grisĂ©s, dans les rues

Offrez gratuitement la lecture de cet article Ă  un proche ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau, rĂ©cit poignant en temps rĂ©el » L’article sera disponible Ă  la lecture pour votre bĂ©nĂ©ficiaire durant les 72h suivant l’envoi de ce formulaire, en cliquant sur le lien reçu par e-mail. Assurez-vous que la personne Ă  laquelle vous offrez l’article concernĂ© accepte de communiquer son adresse e-mail Ă  L’Express. Les informations renseignĂ©es dans ce formulaire sont destinĂ©es au Groupe L’Express pour l’envoi de l’article sĂ©lectionnĂ© Ă  votre proche, lequel sera informĂ© de votre identitĂ©. Pour toute information complĂ©mentaire, consulter notre Politique de protection des donnĂ©es. C’est envoyĂ© ! Vous venez d’offrir Ă  mail l’article suivant ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau, rĂ©cit poignant en temps rĂ©el »
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CinĂ©ma PubliĂ© le 28/04/16 mis Ă  jour le 08/12/20 Partager Avec “Hugo et ThĂ©o dans le mĂȘme bateau”, les deux rĂ©alisateurs reviennent Ă  la comĂ©die amoureuse qu'ils affectionnent, hĂ©ritĂ©e du cinĂ©ma de Demy et de la Nouvelle Vague, tout en revendiquant plus haut et plus fortement que jamais leur identitĂ© gay. Faut-il pour autant parler de radicalitĂ© ? Rencontre. Vos films ont toujours affirmĂ© une identitĂ© gay mais jamais autant que Hugo et ThĂ©o dans le mĂȘme bateau. Vous vous radicalisez ? Jacques Martineau Economiquement, oui, car notre film a Ă©tĂ© fait avec trĂšs peu d'argent. Ça faisait six ans que nous n'avions pas tournĂ© car il a Ă©tĂ© impossible de financer nos projets, qui Ă©taient justement plus larges, plus chers aussi, avec des Ă©lĂ©ments Ă©ventuellement queer mais pas gay. Il y avait, par exemple, dans une comĂ©die que nous avions Ă©crite, un personnage de garçon qui portait des jupes mais qui Ă©tait hĂ©tĂ©ro. Quand vous dites que ce film est plus radicalement gay, c'est une vision française. Au festival de Berlin, il n'a pas Ă©tĂ© vu comme ça. La presse allemande a Ă©tĂ© trĂšs sensible Ă  la radicalitĂ© esthĂ©tique du film mais n'a pas parlĂ© d'une radicalitĂ© gay. GrĂące aux Teddy Awards, ces prix qui ont attirĂ© tout le cinĂ©ma gay Ă  Berlin, ce cinĂ©ma gay n'est plus Ă  part. En France, on n'en est pas lĂ . Olivier Ducastel Je pense que notre film est plus facile Ă  regarder que l'idĂ©e qu'on peut s'en faire. C'est surtout une histoire d'amour. A Berlin, il a Ă©tĂ© vu par un public trĂšs large. MĂȘme si on ne peut pas gĂ©nĂ©raliser les rĂ©actions que nous avons eues, les garçons hĂ©tĂ©rosexuels n'ont pas exprimĂ© de malaise mais, au contraire, de la curiositĂ©. Et les femmes hĂ©tĂ©rosexuelles adorent le film. La radicalitĂ©, c'est le fait d'ouvrir le film par une sĂ©quence de vingt minutes dans un sex club. Pourquoi avez-vous fait ce choix ? Jacques Martineau C'est bien de rappeler que la sexualitĂ© est une part trĂšs importante de la relation amoureuse. La littĂ©rature et les arts en gĂ©nĂ©ral l'ont beaucoup occultĂ©e par pudibonderie. Sauf les Romantiques, qui mettent le cul avant le cƓur, contrairement Ă  ce qu'on croit. C'est important, la fusion des corps ! Et c'est un enjeu de cinĂ©ma. Chercher les limites de ce qu'on peut montrer, les frontiĂšres entre les images possibles ou pas, courir le risque de se casser la gueule, c'est vraiment ce qui nous anime en tant que cinĂ©astes. Olivier Ducastel DĂšs Jeanne et le garçon formidable 1998, on a voulu intĂ©grer une scĂšne de sexe dans la fiction. C'Ă©tait compliquĂ© pour nous de le demander aux acteurs, compliquĂ© de le mettre en scĂšne, mais ça nous intĂ©ressait d'affronter cela. Dans DrĂŽle de FĂ©lix 2000, nous n'Ă©tions pas allĂ©s aussi loin que nous le voulions parce que nos deux acteurs Ă©taient hĂ©tĂ©rosexuels. Les baisers, ça passait mais c'Ă©tait tout. Si la reprĂ©sentation de la sexualitĂ© nous intĂ©resse, c'est sans doute aussi parce que, en tant que spectateurs, on voit trĂšs peu de films convaincants sur la question. Pour moi, il y a eu IntimitĂ© 2001 de Patrice ChĂ©reau, mais je ne peux pas en citer beaucoup d'autres. “Il y a des livres extrĂȘmement cochons qui sont vendus en librairie et ça ne pose de problĂšme Ă  personne.” Jacques Martineau Olivier Ducastel et Jacques Martineau © AFP PHOTO / FRANCOIS GUILLOT Le cinĂ©ma est-il trĂšs prude ? Jacques Martineau Le problĂšme du cinĂ©ma, c'est ce qui se passe dans la tĂȘte du spectateur. Il y a des livres extrĂȘmement cochons qui sont vendus en librairie et ça ne pose de problĂšme Ă  personne. Mais quand les gens voient des personnages faire l'amour Ă  l'Ă©cran, ils ne voient plus la crĂ©ation, ils ne voient plus l'expression artistique, ils voient une vĂ©ritable scĂšne de cul et ça leur pose problĂšme. Oui, dans notre film, nos acteurs font de vraies fellations mais ce n'est pas une scĂšne intime qu'on a volĂ©e, c'est un tournage, c'est une mise en scĂšne. Nos acteurs jouent des rĂŽles. Olivier Ducastel On ne voulait pas mettre les spectateurs gays en situation de regarder un porno. On voulait qu'ils suivent une fiction, des personnages, un couple qui se rencontre en faisant l'amour. Mais il n'y a aucune volontĂ© de faire de ces images une source d'excitation sexuelle. “Les discours excluants de la Manif pour tous ont fait beaucoup de mal aux jeunes.”Olivier Ducastel A travers les personnages de Hugo et ThĂ©o, vous avez envie de parler aux jeunes homosexuels ? Le film aborde concrĂštement les questions de prĂ©vention... Olivier Ducastel Les gens qui ont 20 ans aujourd'hui, Ă  l'Ă©poque de la manif pour tous, ont besoin qu'on fasse des films qui disent “Soyez heureux d'ĂȘtre gays !” Les discours excluants de la Manif pour tous ont fait beaucoup de mal aux jeunes. Sans parler du fait que, dans les familles de ceux qui ont manifestĂ©, il y a Ă©videmment aussi des jeunes gays et pour eux, garçons ou filles, ce sont des choses terribles Ă  vivre. Jacques Martineau On a toujours voulu mettre en scĂšne un jeune sĂ©ropositif. Ce n'est pas liĂ© Ă  une volontĂ© de prĂ©vention, c'est simplement parce qu'on s'inspire de ce qu'on voit autour de nous. Et ce qu'on voit, c'est que les contaminations continuent chez les jeunes. ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau est interdit aux moins de 16 ans et on a trĂšs peur qu'il soit au bout d'une semaine interdit aux moins de 18. Ce serait trĂšs dommage car c'est un film qui peut intĂ©resser les jeunes, et les aider. François Nambot, Geoffrey CouĂ«t et Jeffry Kaplow dans ThĂ©o & Hugo dans le mĂȘme bateau, le film d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau © Ecce Films De quoi dĂ©pend l'interdiction aux moins de 18 ans ? Olivier Ducastel Du fait qu'il y ait ou pas une action en justice menĂ©e par l'association Promouvoir. Il est question que la loi soit modifiĂ©e mais on est encore dans le systĂšme oĂč Promouvoir peut avoir le dernier mot. La commission de classification des films donne un avis, qui en gĂ©nĂ©ral suivi par le ministre de la Culture. Sauf que si un recours est dĂ©posĂ©, la dĂ©cision revient alors Ă  un juge. Et ça change tout. Jacques Martineau Le juge ne se prononce pas en vertu des critĂšres de la classification des films mais en vertu du code de protection des mineurs. Or le code des mineurs dit, texto, qu'Ă  partir du moment oĂč il y a un organe sexuel en Ă©tat d'excitation, le film doit ĂȘtre interdit aux moins de 18 ans. Olivier Ducastel L'avis de la commission de classification, qui reprĂ©sente plusieurs points de vue, devrait suffire. Mais il y a ce vieux dĂ©cret qui permet de dĂ©poser un recours devant un juge. Promouvoir a dĂ©couvert ce dĂ©cret il y a une vingtaine d'annĂ©es et l'utilise Ă  tours de bras. L'interdiction aux moins de 18 ans n'aurait pas seulement pour consĂ©quence de barrer le film Ă  des jeunes, elle Ă©loignerait aussi des adultes qui se diront si c'est interdit aux moins de 18 ans, ce n'est pas ce que je cherche. Alors que Hugo et ThĂ©o dans le mĂȘme bateau n'est pas un film porno. “Le cinĂ©ma gay, c'est un Ă©norme iceberg avec trĂšs peu de films distribuĂ©s dans les salles” Olivier Ducastel Le cinĂ©ma gay existe-t-il en dehors du festival de Berlin ? Olivier Ducastel Le cinĂ©ma gay, c'est un Ă©norme iceberg avec trĂšs peu de films distribuĂ©s dans les salles et une masse de films qui sont accessibles autrement, en dvd, sur internet en vod, dans les festivals. Ceux qu'on peut voir en salles ne sont pas toujours les plus rĂ©ussis, c'est trĂšs variable. Ça dĂ©pend Ă©galement des pays. Internet permet d'avoir accĂšs Ă  des films gays lĂ  oĂč ils sont interdits. Nous avons des tĂ©moignages d'Ă©tudiants de TĂ©hĂ©ran qui ont pu voir nos films comme ça. Jacques Martineau Il faudrait de longues pages web pour dire ce qu'est le cinĂ©ma gay. L'important, c'est qu'il y a un imaginaire qui circule, un dialogue entre les cinĂ©astes. My Own Private Idaho 1991 de Gus Van Sant est un film fondateur auquel j'ai toujours envie de revenir pour relancer le dialogue et continuer. Je ne crois pas que les gays ont une vision ontologiquement diffĂ©rente du monde, mĂȘme si on voit forcĂ©ment le monde diffĂ©remment quand on est minoritaire. Alain Guiraudie sera en compĂ©tition Ă  Cannes. Sa maniĂšre d'affirmer son identitĂ© gay et son ambition artistique vous intĂ©resse-t-elle ? Jacques Martineau Guiraudie a eu son plus grand succĂšs avec L'Inconnu du lac 2013, sans doute parce que c'est son film le plus accessible du point de vue narratif et le plus beau visuellement. Ce succĂšs est un phĂ©nomĂšne trĂšs important Ă  observer si on veut parler de radicalitĂ© c'est le film le plus gay de Guiraudie qui a rencontrĂ© le plus large public. Sa dĂ©marche est intellectuellement proche de la nĂŽtre mais il travaille sur des thĂ©matiques et des modes de reprĂ©sentation des gays qui sont trĂšs diffĂ©rents. C'est ça qui est intĂ©ressant. Nous sommes trĂšs contents qu'il soit Ă  Cannes car nous allons ĂȘtre dans le jury de la Queer Palme. homosexualitĂ© Queer Palm Jacques Martineau Olivier Ducastel Partager Contribuer Sur le mĂȘme thĂšme
Theoand Hugo (ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau) Trailer (2016)
François Nambot et Geoffrey CouĂ«t Dans ThĂ©o et LĂ©o dans le mĂȘme bateau — Ecce Film/Epicentre Deux garçons se rencontrent dans un sexe-club » pour ce qui pourrait n’ĂȘtre qu’une brĂšve liaison sans lendemain. Mais aprĂšs une nuit d’errance et une visite Ă  l’hĂŽpital car l’un d’eux n’a pas mis de capote, un couple d’amoureux est interprĂ©tĂ©e par François Nambot acteur Ă  dĂ©couvrir actuellement au Lucernaire dans Le jeu de l’amour et du hasard et Geoffrey CouĂ«t, ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau n’est rien d’autre qu’une belle histoire d’amour avec du sexe dedans. Les deux rĂ©alisateurs Olivier Ducastel et Jacques Martineau ont confiĂ© Ă  20 Minutes comment s’est dĂ©roulĂ© le tournage de la scĂšne d’ouverture, crue sans jamais ĂȘtre sexe club » en tant que lieu de rencontre Nous avons tout de suite su que nous voulions que la scĂšne d’ouverture soit sexuellement explicite et les comĂ©diens nous ont suivis sans la moindre hĂ©sitation, raconte Olivier Ducastel. L’aspect rĂ©aliste vient du fait que cette scĂšne oĂč les corps se mĂȘlent se dĂ©roule dans un vĂ©ritable club naturiste gay parisien. Beaucoup de trentenaires et de quarantenaires se retrouvent de cette façon et cela dĂ©bouche parfois sur de belles relations. » A poil, tout le monde Ă  poilLes deux comĂ©diens, Ă©patants, n’hĂ©sitent pas Ă  se dĂ©voiler physiquement avant de laisser parler leurs sentiments. Nous avons beaucoup parlĂ© avec eux en amont ce qui fait que le premier moment de gĂȘne est vite passĂ© pour laisser place Ă  une grande libertĂ©. Comme il faisait trĂšs chaud sur le plateau, Geoffrey et François restaient nus entre les prises et ne se rhabillaient que pour aller fumer dehors », se souvient Jacques vĂ©ritable chorĂ©graphieLes rĂ©alisateurs avait Ă©crit la scĂšne dans ses moindres dĂ©tails pour que les comĂ©diens sachent exactement ce qu’ils avaient Ă  faire. Le plus difficile Ă©tait de gĂ©rer l’exiguĂŻtĂ© des lieux, prĂ©cise Olivier Ducastel. Nous avons donc dĂ» tout prĂ©voir minutieusement, un peu comme un ballet. Les acteurs connaissaient chacune de leurs actions par cƓur avant de la jouer. Ils avaient appris leurs gestes avec une grande prĂ©cision en lisant nos indications. »GĂ©rer les Ă©rectionsGeoffrey CouĂ«t et François Nambot ne sont pas des acteurs de cinĂ©ma X. Il leur a donc fallu ruser pour se maintenir en forme pendant le tournage. Les prises de vues ont durĂ© quatre jours Ă  raison de huit heures de travail quotidiennes, explique Olivier Ducastel. Nous tournions donc les plans sur les sexes en dĂ©but de journĂ©e et nous concentrions sur les regards et les visages quand les acteurs Ă©taient fatiguĂ©s. »
« ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau » - 1 h 37 – mercredi 27 avril – interdit aux moins de 16 ans. En savoir plus. Filmographie. Olivier Ducastel et Jacques Martineau ont rĂ©alisĂ©
RĂ©alisation Olivier Ducastel DurĂ©e 1 heure 37 minutes Genre Drame Langue Français 27 April 2016 108 membres Dans un sex-club, les corps de ThĂ©o et de Hugo se rencontrent, se reconnaissent, se mĂȘlent en une Ă©treinte passionnĂ©e. PassĂ© l’emportement du dĂ©sir et l’exaltation de ce premier moment, les deux jeunes hommes dĂ©grisĂ©s, dans les rues vides du Paris nocturne, se confrontent Ă  leur amour naissant. Acteurs 16 Films similaires Interviewwith Olivier Ducastel, Jacques Martineau, Geoffrey Couet and François Nambot about their film "ThĂ©o et Hugo dans le mĂȘme bateau":ThĂ©o and Hugo enco Le Stade Toulousain Tennis Club organise les Internationaux de tennis sur les terres battues des Sept Deniers Ă  Toulouse du 28 aoĂ»t au 4 septembre prochain. Pour la premiĂšre fois, les joueurs disputeront le tournoi en tant qu’épreuve de la catĂ©gorie Challenger 80 voir encadrĂ©. Une montĂ©e en grade notable sur le circuit international de tennis professionnel. De quoi rendre fier Marc Tiersonnier, prĂ©sident du club historique depuis plus de cinq ans, qui a vu cette compĂ©tition Ă©clore ces derniĂšres annĂ©es. Interview. Les Internationaux de Toulouse, tournoi organisĂ© par le Stade Toulousain Tennis Club, dĂ©butent dimanche au complexe sportif des Sept Deniers © Stade Toulousain Tennis Club Pourquoi le Stade Toulousain a-t-il dĂ©cidĂ© de crĂ©er, lui aussi, une grande compĂ©tition de tennis dĂšs 2018 en organisant les Internationaux de tennis de Toulouse ? L’histoire est partie des meilleurs joueurs du club. Ils Ă©taient classĂ©s, Ă  l’époque, au-delĂ  de la 300e place mondiale. MalgrĂ© leur trĂšs bon niveau, ce classement ne leur permettait pas de disputer de grandes compĂ©titions, notamment en France, avec des sommes Ă©levĂ©es de prize-money gains empochĂ©s en fonction des rĂ©sultats, ndlr. Avec les installations dont bĂ©nĂ©ficie le Stade Toulousain Tennis Club, nous nous sommes dit que nous devions tout de mĂȘme essayer de crĂ©er une compĂ©tition oĂč ces joueurs locaux, rĂ©gionaux et nationaux puissent s’exprimer, sans avoir Ă  voyager Ă  l’étranger. Aussi, il existait autrefois un Grand Prix mondial qui Ă©tait organisĂ© au Palais des sports de Toulouse. La compĂ©tition s’est arrĂȘtĂ©e aprĂšs l’explosion d’AZF. Par le biais des Internationaux de Toulouse, nous avons voulu organiser Ă  nouveau un tournoi international dans la ville. Et ceci en commençant Ă  moindre Ă©chelle, dans la troisiĂšme division du tennis professionnel la catĂ©gorie des Futures, ndlr. Pour la premiĂšre fois cette annĂ©e, le tournoi est rentrĂ© dans la catĂ©gorie des ATP Challenger 80, correspondant Ă  la deuxiĂšme division du circuit mondial voir encadrĂ©. Une fiertĂ© ? Les deux premiĂšres Ă©ditions 2018, 2019 des Internationaux de Toulouse Ă©taient en effet organisĂ©es dans le plus haut niveau de la troisiĂšme division, avec un prize-money de 25 000 euros pour l’ensemble des joueurs. Ce niveau correspondait Ă  celui de nos joueurs Ă  l’époque, qui ont d’ailleurs remportĂ© les deux finales. Mais ces derniers ont Ă©voluĂ© plus vite que le tournoi ! Alors, comme eux, nous avons voulu monter de catĂ©gorie. Pour cela, dĂšs 2020, nous avons candidatĂ© auprĂšs de l’Association des Tennismen Professionnels ATP pour que la compĂ©tition toulousaine devienne une Ă©preuve du tournoi Challenger 80. Et ainsi, intĂ©grer la deuxiĂšme division de tennis professionnel. Le cahier des charges est plus lourd mais nous disposons de toutes les installations nĂ©cessaires Ă  l’organisation de ce genre d’évĂ©nement. L’ATP a donc acceptĂ© notre dossier il y a deux ans. Mais avec la crise de la Covid-19, les deux derniĂšres Ă©ditions des Internationaux de Toulouse ont Ă©tĂ© annulĂ©es. Cette annĂ©e, ce sera donc effectivement la premiĂšre fois que la compĂ©tition est organisĂ©e en tant qu’épreuve de l’ATP Challenger. Et nous en sommes trĂšs fiers. Mais c’est avant tout une grande responsabilitĂ©, il faut que tout roule. Les Internationaux de tennis de Toulouse montent d’un niveau Les Internationaux de Toulouse ont donc vu passer des joueurs locaux devenus des grands noms du tennis, comme Benjamin Bonzi et Hugo Gaston. L’ambition de ce tournoi est, aussi, de faire Ă©merger les espoirs ? Nous appelons ce genre de tournois les “Futures”. Cela signifie qu’ils ont pour objectif de mettre en lumiĂšre les jeunes joueurs qui s’entraĂźnent encore avec la FĂ©dĂ©ration française de tennis. Mais le passage des Internationaux en circuit Challenger change un peu la donne. Les sportifs prĂ©sents Ă  Toulouse Ă  partir de dimanche sont en effet classĂ©s entre la 100Ăšme et la 250Ăšme place mondiale. Soit Ă  un niveau trĂšs Ă©levĂ©. L’ambition reste toutefois de laisser un terrain d’expression aux jeunes joueurs français. Il existe d’ailleurs les “wild cards”. Autrement dit, des invitations que le club et la FĂ©dĂ©ration française de tennis distribuent Ă  des jeunes joueurs qui ne correspondent pas aux critĂšres communs de sĂ©lection, mais que nous estimons ĂȘtre capable de jouer Ă  un tel niveau de compĂ©tition. Personnellement, je vais les accorder Ă  des licenciĂ©s du Stade Toulousain, c’est normal. Arthur Raymond, Maxence BrovillĂ©, Axel Garcian et ThĂ©o ArribagĂ© devraient ainsi en bĂ©nĂ©ficier. La fĂ©dĂ©ration privilĂ©gie aussi des joueurs français, donc peut-ĂȘtre qu’ils en feront partie. La liste n’est pas encore officielle, je ne peux rien dire de plus dessus. MĂȘme si Benjamin Bonzi 50Ăšme mondial, Hugo Gaston 71Ăšme mondial en simple, puis Hugo Nys 61Ăšme mondial, Fabien Reboul 71Ăšme mondial, Sadio Doumbia 76Ăšme mondial, en double seront absents, Ă©tant Ă  New York pour l’US Open, nos espoirs locaux ont les moyens de faire de bons rĂ©sultats. Il va y avoir du grand spectacle. Lionnel Barthes, directeur du tournoi, Laurent Darcos, prĂ©sident du ComitĂ© de Tennis Haute-Garonne, Ugo Mola, parrain, Benjamin Bonzi, Hugo Gaston, Laurence ArribagĂ©, adjointe Mairie de Toulouse et Marc Tiersonnier lors de l’édition 2019 des Internationaux de Toulouse © Stade Toulousain Tennis Club Un Ă©vĂ©nement international organisĂ© par un club historique Est-ce que vous comptez sur ce genre d’évĂ©nement pour faire parler du Stade Toulousain Tennis ? Oui, il est Ă©galement question de communication. Le tournoi permet de faire connaĂźtre Toulouse et le Stade Toulousain Ă  l’international. C’est un club historique qui fĂȘtera ses 100 ans l’annĂ©e prochaine, pour ce qui est de la section tennis. Car il faut savoir que le Stade Toulousain est un club omnisports, avec plus d’une dizaine de disciplines. Il y a de l’athlĂ©tisme, de la natation, de l’escrime
 Toutefois, il est certain que 99 % de la renommĂ©e du club est assurĂ©e par le Stade Toulousain rugby. Maintenant, la section tennis est moins connue du grand public, mais trĂšs connue dans le monde tennistique. Elle a vu passer de grands noms du sport français, comme Walter Spanghero, figure du rugby international qui a occupĂ© la prĂ©sidence 1985 ou encore le pilote automobile Xavier Lapeyre 1993. Le tennis a eu du succĂšs auprĂšs du grand public jusqu’aux annĂ©es 70. Puis, comme partout en France, il y a eu une pĂ©riode de dĂ©samour pour la discipline, par effet de mode. Aujourd’hui, la renommĂ©e s’est stabilisĂ©e. Pour preuve, l’effectif du Stade Toulousain Tennis augmente d’à peu prĂšs 10 % chaque annĂ©e. Le club compte dĂ©sormais 1 300 membres et nous ne souhaitons pas en accueillir davantage, pour une question de confort. Depuis quelques annĂ©es, vous faites confiance Ă  des joueurs locaux pour monter une Ă©quipe professionnelle. Pourquoi ? Je considĂšre le club comme une rampe de lancement pour les joueurs locaux, afin qu’ils atteignent le niveau international. Nous les aidons financiĂšrement, nous sommes trĂšs attachĂ©s Ă  eux. Mais l’objectif final reste qu’un jour, ils n’aient plus besoin de nous. La Pro Team s’est formĂ©e dans cet esprit il y a prĂšs de trois ans. Elle est composĂ©e de jeunes joueurs français Hugo Gaston, Benjamin Bonzi, Sadio Doumbia, Hugo Nys, Arthur Cazaux, Fabien Reboul, Arthur Reymond, Paul Cayre, Maxence BrovillĂ©, Axel Garcian, ThĂ©o ArribagĂ©, pour ce qui est de l’équipe masculine, Ă  90 % originaire de la rĂ©gion. La plupart des Ă©quipes françaises recrutent des joueurs internationaux, qui viennent une quinzaine de jours en France pour disputer des tournois, prendre leur chĂšque, puis rentrer dans leurs pays. La fĂ©dĂ©ration française de tennis essaie d’ailleurs de lutter contre ce phĂ©nomĂšne en imposant des quotas de Jeunes Issus de la Formation Française JIFF dans les compĂ©titions. Le Stade Toulousain n’est pas du tout dans cette optique-lĂ . Notre ambition n’est pas de recruter des joueurs Ă©trangers pour remporter des compĂ©titions interclubs. Bien au contraire, nous souhaitons faire dĂ©coller les joueurs locaux vers le haut niveau international. Et ils nous le rendent bien, ils sont trĂšs attachĂ©s au club et viennent souvent taper la balle avec les plus jeunes. PremiĂšre victoire aux championnats de France de tennis pour Toulouse Le Stade Toulousain n’est peut-ĂȘtre pas dans l’optique de remporter des tournois interclubs, mais la Pro Team a remportĂ© le championnat de France l’annĂ©e derniĂšre. Qu’avez-vous ressenti ? C’est la premiĂšre fois dans l’histoire du club que l’équipe professionnelle remporte le championnat de France. Étant donnĂ© que l’ensemble des joueurs sont issus de la formation toulousaine, leur victoire a donnĂ© un bel Ă©clairage sur la politique du club de faire jouer des adhĂ©rents “locaux”. L’impact Ă©tait trĂšs positif. Pourtant, nous ne nous attendions pas tellement Ă  cette victoire. Les compĂ©titions interclubs se disputent Ă  un niveau trĂšs Ă©levĂ©. Pendant le tournoi, les joueurs de la Pro Team ont jouĂ© contre des personnalitĂ©s mieux classĂ©es qu’eux Ă  l’international. Mais leur implication et leur solidaritĂ© ont fait la diffĂ©rence. Cela ne veut toutefois rien dire pour la saison prochaine. DĂ©jĂ , parce que les joueurs de haut niveau du circuit français conservent leur haut niveau. Mais aussi parce que cette annĂ©e, les interclubs tombent en mĂȘme temps que les phases finales de la Coupe Davis. Si l’équipe de France les dispute, Benjamin Bonzi ne sera pas prĂ©sent aux interclubs. Et il se peut qu’Hugo Gaston non plus. De plus, j’espĂšre qu’Arthur Cazaux sera entiĂšrement remis de sa pubalgie. Donc nous verrons bien, nous ne sommes pas Ă  l’abri de belles surprises
 Les joueurs de tennis professionnels s’affrontent toute l’annĂ©e sur un circuit international. C’est Ă  dire qu’ils peuvent disputer des tournois dans le monde entier au cours de la saison. L’accĂšs aux diffĂ©rents tournois dĂ©pend de leur classement mondial puisque les tournois limitent les inscriptions Ă  un certain nombre de joueurs. S’ils ne sont pas assez bien classĂ©s dans la hiĂ©rarchie mondiale, ils ont parfois le droit d’accĂ©der aux qualifications. Dans ce cas, ils doivent disputer plusieurs tours avant de gagner leur place dans le tableau principal. Pour schĂ©matiser, les joueurs qui sont dans le Top 100 s’affrontent sur le circuit principal, l’ATP Tour. C’est le circuit que l’on voit le plus dans les mĂ©dias avec les Grand Chelems, les Masters 1000, ATP 500 et ATP 250. Ceux qui sont moins bien classĂ©s se battent sur le circuit ATP Challenge Tour, sorte de 2Ăšme division. Puis, il existe une 3Ăšme division, l’ITF Men’s World Tennis Tour avec les tournois appelĂ©s Futures. À l’intĂ©rieur de chaque division, les tournois sont eux aussi rĂ©partis en diffĂ©rentes catĂ©gories selon les gains et les points ATP qui servent pour le classement qui sont Ă  remporter. Les Internationaux de Toulouse sont donc passĂ©s cette annĂ©e de Future Ă  Challenger donc plus attrayants pour les joueurs. Faisant partie de la catĂ©gorie Challenger 80, le vainqueur rĂ©cupĂšrera 80 points ATP pour son classement mondial.
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  • theo et hugo dans le meme bateau